Portrait de la commune
Les gens d’Ayent
Une région riche de ses villages et de ses diversités.
Un territoire allant de la Plaine du Rhône aux Alpes Bernoises caressé par le soleil qui illumine le coteau de la rive droite. Cet ensoleillement exceptionnel favorise la convivialité et la simplicité. Qu’il soit vigneron, commerçant ou patrouilleur, l’Ayentôt a le sens de l’accueil.
Pas de grands artifices, mais une envie de partager les richesses de sa région.
L’agriculture, la viticulture et le tourisme tiennent une place primordiale dans la vie de la communauté. L’Ayentôt, tel un caméléon, se transforme au gré des saisons en éleveur de reines, en vigneron, en professeur de ski ou en agent immobilier. Il apprécie la nature qui l’entoure et parcoure volontiers sa région à la découverte des merveilles qui s’étalent jusqu’au Wildhorn à 3’248 m.
La vie sociale se développe autour des sociétés locales qu’elles soient sportives ou culturelles. Par leur sens de l’organisation et leurs performances, elles donnent une image attachante de leur commune et de leur station touristique. Lorsque le choix se porte sur une société d’Ayent pour mettre sur pied une grande échéance, ses sociétés sœurs sont certaines de partir d’Ayent avec un excellent souvenir.
L’Ayentôt a la réputation d’être un peu « fêtard ». Il ne s’en cache d’ailleurs pas et il aime à se retrouver en bonne compagnie que ce soit ici ou ailleurs. Il apprécie les voyages, la musique, l’ambiance et il est adepte des grandes manifestations culturelles et sportives.
Historique
L’appellation Ayent est certainement très ancienne. On trouve une première citation dans un document de 1052 où le nom est écrit Agent. Au douzième siècle, on trouve déjà l’orthographe actuelle au milieu d’autres formes également employées : Aient, Aent et Ayens.
La commune d’Ayent s’étend sur tout le flanc droit de la vallée du Rhône, de St-Léonard au sommet du Wildhorn qui constitue la séparation des eaux des alpes bernoises et la frontière entre les cantons du Valais et de Berne. Sur ce territoire qui se rétrécit vers le sud, sur une distance d’environ 20 km seulement, se superposent tous les degrés d’altitudes et de végétations qui caractérisent le côté ensoleillé de la vallée principale du Valais. La Lienne qui sépare la montagne verticalement limite la commune sur son côté est dans toute sa longueur jusqu’à 1800 m où le barrage de Tseuzier a été édifié artificiellement.
Les localités principales se situent à l’ouest de la Lienne sur de petites terrasses à une altitude de 900 à 1’050 m sur une terre de moraine ondulée et parsemée de petits ruisseaux. Au-dessus des villages, dans la région montagneuse (env. 1’500-1’600 m) sur une zone plus ou moins couverte de forêt s’élèvent les mayens et plus connue la station touristique d’Anzère. Encore plus haut, à environ 2’000 m s’étendent les alpages.
Le climat d’Ayent ressemble aux conditions généralement trouvées dans le Valais central. C’est la sécheresse prononcée, au moins dans les basses altitudes, qui est déterminante et qui, au Moyen Âge déjà, provoqua la construction d’un système d’irrigation artificielle. Du fait que les villages et le vignoble sont exposés vers le sud-ouest, ils sont très ensoleillés et chauds. La terre cultivable, y compris le vignoble, sont au-dessus de la plaine du Rhône et ne sont guère exposés au gel de printemps. Enfin et surtout en hiver, le phénomène de l’inversion des températures se produit et c’est avant tout la zone villageoise qui en profite.
Ayent est habité depuis très longtemps. La bonne terre faite de moraine aurait été défrichée très tôt dans l’histoire et déjà au Moyen Âge primaire, il devait s’y trouver de petits villages. Müller prétend que l’église de St-Romain a été bâtie au plus tard au début du 11ème siècle, mais il estime qu’il est possible qu’elle date d’avant le 10ème siècle. Deux châteaux ont certainement été édifiés très tôt. Blondel désigne un des deux comme un des plus vieux du Valais, et le situe également au 11ème siècle. Des châteaux d’Ayent, il ne reste plus que des ruines.
Au 19ème et au début du 20ème siècle, les coutumes paysannes ne changeront pas beaucoup, malgré l’apparition du train qui facilitait l’importation des marchandises et qui faisait naître de nouvelles industries dans la vallée du Rhône. Le grand changement arriva seulement avec les techniques les plus modernes, l’extension du réseau routier, l’aménagement hydro-électrique de la Lienne, le boom du tourisme et la croissance de Sion. Cette ville, où se présentaient des possibilités de gains attrayants, s’était rapprochée par le fait que le réseau des cars s’élargissait et que le nombre de voitures individuelles allait croissant.
Le changement qui s’est manifesté surtout depuis le milieu du 20ème siècle n’a pas épargné les habitats. Un grand nombre d’édifices et de maisons ont gardé leur style traditionnel qui donne aux villages leur caractère unique quoique, parfois, ils aient été complétés par de nouvelles constructions ou annexes. À l’altitude de 1’400-1’600 m une station de vacances et de sports a pris naissance, se composant de grandes maisons d’appartements, d’hôtels, de restaurants et de magasins qui sont groupés autour d’une grande place centrale. Autour de ce complexe et jusqu’à l’orée de la forêt des chalets de vacances ont été construits. D’importantes infrastructures ont été réalisées comme par exemple une télécabine, des télésièges, des piscines, etc.
La régression de l’agriculture ne se montre pas seulement dans le taux d’occupation, mais aussi dans l’exploitation de la culture. La vigne s’étend tout autour de Signèse et de Plan-Signèse, villages situés au plus bas de la commune. C’est de là que vient presque toute la production primaire d’Ayent. À part la vigne, les légumes et le jardinage, il y a le bétail qui mérite d’être mentionné pour l’économie agricole, il est gardé tout l’été sur les quatre alpages de corporation à une altitude de 1’800 à 2’000 m.
Les villages
Anzère
Argnou
Blignou
Botyre
Fortunau
La Maya
La Place
Luc
Saxonne
Signèse
St-Romain
Villa
Culture
Fêtes et traditions
Pentecôte, distribution du pain, fromage et vin
Fête-Dieu
Fête de village (organisée chaque année par un village différent)
Fête du Boeuf
Inalpe à Serin (combat de reines)
Tour des Alpages (course pédestre)
Parutions
La contrée d’Ayent
P. Sulpice Crettaz, capucin – St-Maurice 1933
Découvrir… Anzère et la Contrée d’Ayent
Armand Dussex – Editons Imprimex Ayent
Les Châteaux d’Ayent
Louis Blondel
Bisse de Sion
Les services industriels de la ville de Sion – septembre 1991
Bisse des Ohannes 1859-1862
Les services industriels de la ville de Sion
The Bisses of Valais
de Guy Bratt (édition en anglais)
Les noms de lieux d’Ayent
Thèse de Mme Annemarie Grandjean-Wächter, 1974
Le remaniement parcellaire d’Anzère, mai 1934
Thé Schnyder, ing. Rural
Remaniement parcellaire d’Ayent, partie supérieure 669 ha – 1958-1992
Der Kulturlandschaftswandel in der Schweiz
Die KLW-Testgemeinden in den 1970er Jahren, Nummer 8, E. Schwabe
La chapelle Sainte-Marie-Madeleine d’Argnou
François-Olivier Dubuis et Antoine Lugon – Imprimerie St-Augustin à St-Maurice
Procession des pénitents blancs
Dossier pédagogique d’une œuvre d’Edouard Vallet,
Edité par les Musées cantonaux du Valais, rédaction Michel Gaillard
Les cahiers de l’histoire locale, No 14,
Le Chanoine Romain Fabien Fardel (1797-1872), curé d’Ayent
Francis Morard et Geneviève Cuennet
La Maison peinte d’Ayent, la vie d’autrefois,
histoire, famille, contes et légendes
Louis Chabbey
Escalade en Valais central
Daniel Blanc, Dominique Lugon, Patricia Porcellana – Editons Imprimex Ayent
Histoires d’eau, Bisses et irrigation en Valais au XVe siècle
Denis Reynard, Cahiers lausannois d’histoire médiévale
Carnet d’esquisses… du côté d’Ayent
Luc Constantin
Récits, contes et légendes d’Ayent
Louis Chabbey
Musée des bisses
Contact
Morard Gaëtan
Maison Peinte
Rue du Pissieu 1
1966 Ayent
Statistiques et Finances
Situation politique
Canton : Valais
District : Hérens
Région socio-économique : Sion (ARS)
Superficie
Superficie totale : 5’502 ha
Surface boisée : 1’274 ha
Surface agricole utile : 1’116 ha
dont vignes : 148 ha
Surface d’habitat et d’infrastructure : 235 ha.
Surface improductive : 2’877 ha
Quelques données géographiques
Altitudes extrêmes
Point le plus bas, hameau de la Maya à 508 m
Point le plus haut, Wildhorn à 3’247 m
Nombre d’habitants
Au 10.07.2025 : 4’539
Barèmes fiscaux
Coefficient d’impôt 2024 : 1,30
Indexation 2024 : 158 %
Barrage du Rawil
Cote supérieure du plan d’eau : 1777 s.m
Cote inférieure du plan d’eau : 1670 s.m
Volume utile de la retenue : 50 mio m3